30/07/2004

Chronique 21

(Femmes d'Aujourd'hui N°27 – 07/07/04)

Le cheval

La semaine passée, je vous parlais de mon relatif inintérêt pour les z'animaux. Il y a cependant une exception : c'est le cheval. Lorsque l'occasion s'est présentée, maman et papa m'ont mis un petit peu sur l'un d'eux : que ce soit à la foire ou chez des amis. J'ai tout de suite aimé me balader sur le dos de ce gros animal qui m'avait l'air si paisible. Et puis, au moins avec lui, ça bouge, ça secoue ...et ça n'hurle pas à mon oreille (comme le mouton*) ! Bon, évidemment, mes parents sont bons pour faire du sport en marchant à côté du cheval, histoire de me rassurer ou qu'il ne me prenne pas l'envie soudaine de descendre. Mais jusqu'à présent, tout s'est toujours bien passé.

Ma plus belle expérience s'est produite à Pâques lorsqu’une certaine Corinne qui lit mes aventures nous a invités parce qu’elle a un cheval super gentil : Choupi.
Un vendredi donc, nous sommes partis avec Eva. J'étais super excité rien qu'à l'idée ! Une heure de voiture plus tard, nous sommes arrivé à un manège.
Lorsqu'on m'a présenté Choupi, j'ai fait "glups" : j’ai soudain réalisé que c’était un truc que je n’avais fait que deux ou trois fois dans ma vie, et encore, sur un manège de foire ou deux minutes dans une prairie. Moralité : panique à bord ! Refus net (comme d’hab. vis-à-vis des nouveautés ou de choses oubliées). "Non, je veux pas…". Pourtant Corinne m’avait l’air plutôt sympa et Choupi, le cheval, pas bien méchant quoi que ma tête arrivait à peine à son ventre. Mais à mon grand étonnement, j'ai senti papa et maman bien décidés à me faire monter sur le canasson. "Allez, mon Loulou, tu ne vas pas faire le bébé Cadum, tu vas monter sur le cheval avec Eva". J'ai pas eu le temps de résister que je me suis retrouvé propulsé sur le dos de l'animal. J'ai bien essayé encore un petit coup avec ma formule magique ("J'ai peur"), mais Corinne, Maman, Papa et Eva (tous en chœur), m'ont répondu avec leur formule à eux : "Tu ne dois pas avoir peur, on est là pour te protéger".
Conclusion, j'ai pas vraiment eu le choix, et c'est tant mieux parce qu'il ne m'a pas fallu une minute pour être complètement à l'aise, et cinq de plus pour apprendre à dire : "hue" et "hooo" auxquels je rajoutais "feu vert" et "feu rouge".
C'était la première fois que je commandais à un énorme animal tout chaud sous mes fesses (on était à cru). J'ai trouvé cela vachement drôle. J'arrêtais pas de dire : "Hue – feu vert", et il démarrait. "Hoo, feu rouge" et il s'arrêtait.
Je me suis mis à crier fièrement dans le manège à l'attention de papa qui me filmait : "Ça va monsieur René* ?" (*qui zozotte)
Lui : "F'est très bien, Petit Fien Courave*".
Moi : "Monsieur René, ou es-tu ?"
Et on s'est amusé ainsi à chaque fois ramener le cheval près de papa.
Quand Eva a commencé à avoir mal aux fesses, je suis resté tout seul sur Choupi. J'en ai profité pour faire le sot, inversant les ordres de départ et d'arrêt.

Au bout d'une heure, j'en ai eu un petit peu assez et ai cédé ma place à Eva.
Faut dire qu'il y avait quelque chose qui m'intéressait plus encore que le cheval : le bruit d'une usine toute proche. Mon éternelle fascination pour les bruits mécaniques et l'apprivoisement de ces sons bizarres. Du coup, j'ai traversé tout seul le manège jusqu'à la clôture pour être le plus près possible de la source sonore. C'était un chouette son, si, si, j'vous assure ! J'y suis resté un bon moment avant de spontanément demander de remonter sur le cheval. Quelques tours de piste plus tard, j'ai eu un bon coup de fatigue et on est rentré à la maison.
Pour sûr, on y retournera et je referai du cheval, ça m'a super plu… Merci Choupi ...et Corinne !

10:39 Écrit par Luc Boland | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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